Si vous êtes propriétaire, acheteur ou vendeur d’un bien immobilier, vous avez certainement déjà croisé la route d’un diagnostic obligatoire - DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), amiante, plomb, termites, loi Carrez, audit énergétique, etc. Un changement important est en préparation dans la manière dont la filière du diagnostic immobilier s’organise en France : la création prochaine d’un Conseil national dédié. Cette évolution, issue d’une table ronde entre organisations professionnelles lors des Assises du diagnostic immobilier, pourrait avoir un impact sur la qualité et la transparence des diagnostics que vous recevez lors de vos transactions immobilières.
Jusqu’à présent, le secteur du diagnostic immobilier était composé de nombreux acteurs (diagnostiqueurs, entreprises, formateurs, certificateurs) avec des règles communes, mais sans réelle instance représentative unique. Les diagnostics que vous deviez fournir ou recevoir lors d’une vente ou d’une location étaient encadrés par la loi, mais l’organisation du secteur restait éclatée.
En pratique, cela pouvait entraîner :
Récemment, lors d’une table ronde entre huit grandes organisations professionnelles du secteur, un accord s’est dégagé pour structurer la filière autour d’un Conseil national du diagnostic immobilier. Ce Conseil, en cours de mise en place, devrait regrouper plusieurs « collèges » (groupes représentatifs) : diagnostiqueurs, entreprises, formateurs, certificateurs, etc. Pour la première fois, les diagnostiqueurs eux-mêmes éliraient leurs représentants, renforçant ainsi la légitimité et la responsabilisation au sein du secteur.
Concrètement, cela signifie que l’organisation des diagnostics obligatoires évolue afin de mieux représenter l’ensemble des parties prenantes. Le projet prévoit aussi la mise en place future d’une charte de déontologie - un texte qui fixera les bonnes pratiques et les règles éthiques à respecter pour les professionnels du diagnostic.
La décision finale et la nomination d’un « arbitre » (personnalité neutre) pour piloter ce Conseil national sont désormais entre les mains du ministère concerné. Ce processus doit permettre de rassembler tous les acteurs, malgré des intérêts parfois divergents, au service d’une meilleure transparence pour les particuliers.
Pour les particuliers, cette évolution est plutôt une bonne nouvelle : elle vise à renforcer la qualité, la transparence et la sécurité juridique des diagnostics immobiliers. Que vous soyez vendeur ou acheteur, vous devriez bénéficier à moyen terme de diagnostics plus fiables, délivrés par des professionnels mieux encadrés.
Les personnes qui doivent surtout s’adapter sont les diagnostiqueurs eux-mêmes, qui verront leurs pratiques davantage surveillées et harmonisées. Pour vous, l’essentiel sera de vérifier, au moment de votre projet immobilier, que les diagnostics fournis respectent bien les référentiels et la future charte de déontologie. À terme, si un litige survient ou si vous avez une question, vous pourrez vous tourner vers le Conseil national pour obtenir des réponses plus claires.
La création prochaine d’un Conseil national du diagnostic immobilier représente un pas important pour la fiabilité et la transparence des diagnostics obligatoires. Cette nouvelle organisation devrait faciliter vos démarches, renforcer vos droits en tant que particulier et vous offrir un meilleur recours en cas de problème. Restez attentif aux évolutions à venir : la mise en place de la charte de déontologie et la structuration du Conseil national pourraient impacter vos prochaines transactions immobilières.
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